Pages Menu
TwitterFacebook
Loading Quotes...
Categories Menu

Publié par le Fév 23, 2015 |

Bon à savoir : l’Ibuprofène et le Voltarène entravent la croissance musculaire !

Bon à savoir : l’Ibuprofène et le Voltarène entravent la croissance musculaire !

 

Que vous soyez sportif ou pas, vous devez certainement avoir déjà entendu parlé – voire même consommé – de l’Ibuprofène.

Ce dont vous devez avoir moins entendu parlé en revanche, ce sont de ses effets secondaires sur la croissance musculaire.

Et pourtant, dans le cadre d’une étude publiée en 2014 dans le Journal of Applied Physiology, des chercheurs néozélandais ont constaté que la prise chronique de cet anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS) entravait non seulement l’adaptation des muscles à l’exercice, mais également leur croissance (1).

 

Dans quel cas les AINS sont-ils prescrits ?

Dans quel cas les NSAIDS sont-ils prescrits

En vente libre un peu partout dans le monde, les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS) sont généralement prescrits  pour le traitement symptomatique de la douleur d’origine inflammatoire incluant, entre autres, les manifestations rhumatismales, les fractures, les inflammations de la bouche, les lésions urinaires et/ou génitales.

 

 

Méthodologie

 

Après avoir sélectionné un panel de sportifs de bon niveau, les scientifiques leur ont donné soit un placebo, soit de l’ibuprofène avant d’effectuer une séance de musculation (charges utilisées autour de 80% du 1RM).

L’ibuprofène (400 mg) a été pris 30 minutes avant la séance de sport, 6 heures après puis 12 heures après.

Parallèlement, des biopsies musculaires ont été réalisées sur les sujets au repos avant l’effort, juste après l’effort, 3 heures après l’effort puis 24 heures après l’effort.

Ces biopsies devaient permettre aux chercheurs de voir comment les systèmes enzymatiques responsables de la croissance musculaire – ERK1/2 (Thr202/Tyr204), RSK (Ser380), mitogène kinase 1 (Mnk1, Thr197/202), kinase p70S6 (p70S6K, Thr421/Ser424), p-p70S6K (Thr389) et p-S6 (Ser235/S36, Ser240/244)) – réagiraient à la prise de l’ibuprofène comparativement au placebo.

 

 

La douleur (inflammation), c’est parfois utile !

 

 

Comparaison_Ibuprofène vs placebo sur les marqueurs de la croissance musculaire

Graphique 1 – Effets comparatifs du placebo et de l’ibuprofène sur certains des systèmes enzymatiques responsables de la croissance musculaire (cliquer sur l’image pour l’agrandir)

 

Résultat : dans le groupe ayant reçu l’ibuprofène, la réponse musculaire à l’entraînement a été fortement émoussée alors que dans le groupe ayant reçu le placebo, la réponse a été normale.

Pour expliquer cet effet, les chercheurs pointent notamment du doigt l’action inhibitrice des AINS sur la synthèse des prostaglandines, des molécules de signalisation de la croissance musculaire.

Après l’entraînement, ces molécules inflammatoires sont en effet chargées d’indiquer à vos muscles – dont les fibres viennent de subir de multiples lésions – qu’il est temps pour eux de s’auto-réparer.

Or, en faisant barrage au message que ces prostaglandines sont censées transmettre à vos muscles, les anti-inflammatoires comme l’Ibuprofène entravent votre potentiel d’auto-réparation – et donc à terme, votre croissance – musculaire.

 permet à l'organisme, après avoir subi un stress, de développer une capacité fonctionnelle supérieure. C'est un mécanisme de réadaptation qui permet, après avoir réalisé une période de récupération, de générer un plus haut niveau de performance.
Image 1 – Le principe de surcompensation désigne la propension de l’organisme à développer une capacité fonctionnelle supérieure après avoir subit un stress. En sport, c’est ce mécanisme de réadaptation qui permet, après avoir réalisé une période de récupération, de générer un plus haut niveau de performance (2).

Ceci confirme donc derechef la théorie de l’hormèse (dont nous avons parlé à plusieurs reprises) qui considère la réponse inflammatoire naturelle des muscles au « stress » de l’entraînement comme une bonne chose … et certainement comme un passage obligé en vue de leur adaptation et de leur renforcement sur le long terme.

En d’autres termes : sans inflammation, pas de surcompensation !

 

Notre conseil :

Même si cette étude ne porte que sur l’Ibuprofène,  sachez que c’est bel et bien toute la famille des AINS qui est concernée par la problématique évoquée dans cet article. 

Ceci signifie donc que le nurofen, le diclofénac (plus connu sous le nom de voltarène), le fénoprofène, le célécoxib (celebrex), le flurbiprofène (antadys), le naproxène, etc. sont eux aussi susceptibles d’entraver votre croissance musculaire. 

Par conséquent, si contrairement aux antibiotiques, les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont en vente libre ; comme les antibiotiques, ils ne doivent être utilisés qu’en ultime recours, c’est-à-dire lorsque la douleur est beaucoup trop intense pour être soulagée autrement, et ce, afin de ne pas interférer avec la synthèse des prostaglandines (et ne pas déstabiliser par la même votre flore intestinale). 

En cas de douleurs ou d’inflammations chroniques, nous vous conseillons plutôt d’opter pour des procédés ou substances naturel(le)s comme de la glace ou du curcuma, en particulier celui vendu sous sa forme phospholipidique dont les effets surprenants ont été préalablement évoqués sur le site.

 

___________________________________________________________________

Référence

(1) Markworth JF, Vella LD, Figueiredo VC, Cameron-Smith D. Ibuprofen treatment blunts early translational signaling responses in human skeletal muscle following resistance exercise. J Appl Physiol (1985). 1er Juil 2014 ; 117 (1) : 20-8. Epub 15 Mai 2014.

(2) Quiclet JB. Le principe de surcompensation. Retrouvé sur Overstim.s le 23 février 2015 à < http://www.overstims.com/principe-de-surcompensation >

Partagez sur :
Contactez-nous par e-mail !
Suivez mon actu sur FB !
Suivez-moi sur twitter !
Découvrez mes vidéos sur Youtube !
Découvrez mes vidéos sur Youtube !
Découvrez mes photos sur Instagram !
Contactez-nous par e-mail !
Suivez mon actu sur FB !
Suivez-moi sur twitter !
Découvrez mes vidéos sur Youtube !
Découvrez mes vidéos sur Youtube !
Découvrez mes photos sur Instagram !