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Publié par le Juin 12, 2015 | 10 commentaires

Quel est votre potentiel musculaire naturel maximal ? (3)

Quel est votre potentiel musculaire naturel maximal ? (3)

 

Maintenant que vous avez un ordre d’idée de la quantité de muscle que vous allez pouvoir bâtir naturellement au cours de votre vie (voir la partie 1) et de la vitesse à laquelle vous allez pouvoir le faire (voir la partie 2), reste à déterminer une chose essentielle :

 

 

 Quel est votre potentiel musculaire naturel maximum ?

 

 

Pour répondre à cette question, plusieurs formules ont été proposées par des coaches qui, pour résumer, savent ce qu’ils disent et ce qu’ils font.

Et ces formules, les voici :

 

 

1. Formule de Martin Berkhan (LeanGains.com)

 

Image 1 — Outre le Jeûne Intermittent, l'anglais Martin Berkhan est également à l'origine de nombreuses formules intéressantes, parmi lesquelles une pour définir votre potentiel de croissance musculaire naturelle.
Image 1 — Outre le Jeûne Intermittent, l’anglais Martin Berkhan est également à l’origine de nombreuses formules intéressantes, parmi lesquelles une pour définir votre potentiel de croissance musculaire naturelle.

Si le nom de Martin Berkhan vous évoque quelque chose, c’est normal puisque ce dernier est l’inventeur du principe du jeûne intermittentaPlus connu sous le nom d’Intermittent Fasting en anglais..

Très populaire, ce principe a en effet connu un succès resplendissant en raison de son efficacité dans le cadre de la perte de poids et de l’amélioration de la santé.

L’objet de l’évocation de son auteur n’est cependant pas là.

Outre l’Intermittent Fasting, Martin Berkhan est également à l’origine d’une formule très intéressante pour déterminer le potentiel de masse musculaire d’un individu, en particulier d’un individu au top de sa condition physique.

Cette formule très simple, la voici :

 

Masse Maigre Maximale — Martin Berkhan — BODYSSIME.COM

 

Formule de Martin Berkhan : Exemple

Formule de Martin Berkhan : Exemple

 

Admettons que vous soyez un homme d’1,84 mètre et que vous vous entraîniez et vous nourrissiez correctement et naturellement durant plusieurs années consécutives.

Votre masse musculaire en forme de compétition — c’est-à-dire à 5-6% de masse grasse —  pourrait donc s’élever à :

184 – 100 = 84 kilos 

 

Soit 79,8 kilos de pur muscles, sans gras !

 

… autrement dit : selon la formule de Berkhan, à 0% de masse grassebNDA. Taux de masse grasse qu’il est impossible d’atteindre à moins d’être mort(e) !, votre masse sèche pourrait s’élever, au mieux, à 79,8 kilos (si vous faites 1,84 m). 

 

 

Pros and Cons — Berkhan

 

2. Formule de Marc Perry (Builtlean.com) 

 

Masse Maigre Maximale — Marc Perry — BODYSSIME.COM

 

Formule de Marc Perry : Exemple

Formule de Marc Perry : Exemple

 

Admettons (toujours) que vous soyez un homme d’1,84 mètre et que vous vous entraîniez et vous nourrissiez correctement et naturellement durant plusieurs années consécutives.   

Votre masse musculaire nette (c’est-à-dire sans masse grasse) pourrait s’élever à :

(72,44 – 70) x 5 + 160) = 172,2 pounds = 78,1 kilos

 

Soit 78,1 kilos de muscles purs, sans gras !

 

… autrement dit : d’après cette formule, à 0% de masse grassecNDA. ce qu’il est impossible d’atteindre à moins d’être mort(e, votre masse sèche pourrait s’élever, au mieux, à 78,1 kilos.

 

Pros and Cons — Perry

 

3. Formule de Casey Butt (Le Modèle de la Structure Osseuse)

 

Image 2 — Bien que réfuté par certains, le modèle de la structure osseuse de Butt est loin d'être totalement dénué de sens puisque la recherche scientifique confirme bel et bien l'existence d'un lien entre la charpente osseuse d'un individu et son potentiel de prise de masse musculaire, un lien en partie d'ordre hormonal.
Image 2 — Bien qu’il soit réfuté par certains, le modèle de la structure osseuse de Butt est loin d’être dénué de fondements puisque la recherche scientifique confirme l’existence d’un lien entre la charpente osseuse d’un individu et son potentiel de croissance musculaire, lequel lien serait en partie de nature hormonale.

Bien que plus complexe, une autre formule intéressante pour déterminer votre potentiel de masse sèche maximal est celle mise au point par l’ex-bodybuilder pro naturel, Casey Butt (1).

L’intérêt particulier de sa formule vient de ce qu’elle corrèle le potentiel de croissance musculaire d’un individu à sa structure osseuse, signifiant concrètement que si vous êtes nanti(e) d’une structure osseuse large, votre développement musculaire final sera — à toutes conditions égales — probablement supérieur à celui d’une personne nantie d’une structure osseuse plus « chétive ».

Cette formule, la voici :

 

 

 

 

Masse Maigre Maximale — Casey Butt — BODYSSIME.COM

 

Formule de Casey Butt : Exemple

Formule de Casey Butt : Exemple

 

Admettons (toujours) que vous soyez un homme d’1,84 mètre, que votre pourcentage de masse grasse soit de 12%, que votre tour de cheville soit de 22 cm, celui de votre poignet de 18 cm, et que vous vous entraîniez et vous nourrissiez correctement et naturellement durant plusieurs années consécutives.

Toutes ces présuppositions faites, votre masse musculaire à 12% de masse grasse pourrait s’élever àdÁ moins d’adorer les maths, inutile de tente d’effectuer ce calcul de tête. Ledit Butt a en effet mis au point un outil qui permet de la calculer automatiquement et dont voici le lien. :

214 pounds ou 97,7 kilos

 

Soit 86 kilos de muscles purs, sans gras !

 

… autrement dit : à 0% de masse grasse, d’après cette formule, votre masse sèche naturelle pourrait s’élever, au mieux, à 86 kilos.

 

Pros and Cons — Butt

 

Quel est le lien entre votre structure osseuse et votre potentiel de croissance musculaire ?

Le lien entre structure osseuse, potentiel de croissance musculaire et hormones

 

Capture d’écran 2015-06-11 à 17.35.55 

Il n’est pas impossible en outre que certain(e)s d’entre vous s’interrogent sur le rapport entre la structure osseuse d’un individu et son potentiel de croissance musculaire.

De fait, bien qu’il soit réfuté par certains, ce rapport est loin d’être dénué de sens puisque de nombreuses études scientifiques confirment que …

 

les individus ayant une structure osseuse plus largeeNDA. Que vous les appeliez « mésomorphes » ou « types avec une ossature plus larges » : les personnes qui contestent l’existence de morphotypes —  pas de somatotypes, un concept qui est effectivement réfuté par la science — devraient saisir la nuance. ont un potentiel de croissance musculaire plus élevé que des individus nantis d’une structure osseuse moins largefNDA. Que vous les appeliez « ectomorphes » ou « types avec une ossature plus fine »: les personnes qui contestent l’existence de morphotypes —  pas de somatotypes, un concept qui est effectivement réfuté par la science — devraient saisir la nuance. (3, 7, 10).

 

Dans le cadre d’une étude publiée en 1994, des individus chétifs ont été soumis au même programme d’entraînement que des individus ayant une structure osseuse plus développée : il en est ressorti qu’au terme de ce programme, ces derniers ont pris plus de masse musculaire que ces premiers (12).

Ceci peut notamment s’expliquer par la façon dont certaines hormones vont influer sur le développement osseux et cartilagineux.

 

Á cette enseigne, la recherche scientifique démontre en effet que la testostérone et l’hormone de croissance sont étroitement liées au développement du squelette, les individus jouissant des taux de T et de GH les plus élevés ayant une capacité supérieure à « produire » de l’os. (25, 813)

 

Or, outre le fait qu’elles participent grandement au développement de ce tissu conjonctif solide qu’est l’os, vous savez certainement que ces deux hormones jouent également un rôle de premier plan dans le cadre du développement d’un autre tissu, à savoir : le tissu musculaire.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les athlètes des sports de force sont généralement dotés d’une structure osseuse large et d’articulations solides, la largeur de leur ossature les prédisposant non seulement à un développement plus important de leur masse musculaire — qui est souvent utile pour ces sports — mais révélant aussi leur prédisposition hormonale naturellegT et GH élevées = Anabolisme élevé à être performants dans ces disciplines.

 

 

4. Formule d’Elena Kouri (L’Indice de Masse Sèche)

 

Pour finir, il existe une dernière formule — probablement la plus intéressante des quatre — pour déterminer votre potentiel de masse musculaire naturel.

Á la différence des trois autres, celle-ci n’a pas été mise au point par des entraîneurs mais par des scientifiques. (6)

Ce faisant, si aux yeux de certains, cela en fait une formule de moindre intérêt car « purement théorique », ne vous y méprenez pas.

Cette formule se base de fait sur le calcul d’un indice très pertinent : celui de la masse musculaire des vainqueurs des concours de bodybuilding pro de l’ère pré-stéroïdeshNDA. Pour en savoir plus sur la façon dont cet indice a été calculé, je vous invite à cliquer sur l’encart : « 26, un indice chargé d’Histoire » proposé plus bas. !

La voici :

 

Masse Maigre Maximale — Formule d'Elena Kouri — BODYSSIME.COM

 

Formule de Kouri et.al : Exemple

Formule de Elena Kouri et.al : Exemple

 

Admettons (toujours) que vous soyez un homme d’1,84 mètre, et que vous vous entraîniez et vous nourrissiez correctement et naturellement durant plusieurs années consécutives.

Votre masse sèche en forme de compétition (c’est-à-dire avec un pourcentage de masse grasse de l’ordre de 5%) pourrait s’élever à :

(1,84)² x (26 – (6,1 x (1,8 – 1,84))) = 88,9 kilos

 

Soit 84,4 kilos de muscles purs, sans gras !

 

… autrement dit : d’après cette formule, à 0% de masse grasse, votre masse sèche pourrait s’élever, au mieux, à 84,4 kilos.

 

Pros and Cons — Kouri

 

26 : un indice chargé d'Histoire !

Aux curieux qui s’interrogeraient sur ce que le chiffre 26 de la formule sus-présentée signifie, sachez que celui-ci correspond à l’Indice de Masse Sèche maximal (IMS) que vous pouvez atteindre naturellement.

Cet indice a été obtenu en faisant la moyenne de l’IMS des bodybuilders pro de l’ère pré-stéroïdesiPour calculer le vôtre, cliquez ici.

When was found anabolic steroids intakeCar oui, messieurs-dames : il fût un temps où le bodybuilding était une discipline « propre », totalement vierge de substances qui, au fil du temps, ont fini par transformer ses adeptes en de véritables mutants.

 

Pour la petite histoire, sachez que les premières formes de testostérone synthétiques ont été mises au point en Europe vers la fin de l’année 1935 (NDA. Il s’agissait de testostérone propionate injectable et de méthyl-testostérone orale.). (4)

Ce n’est néanmoins qu’en 1942 que les premières études testant les effets de la testostérone de synthèse sur l’homme ont été conduites, celles menées auparavant ayant toutes été conduites sur des animaux.

 

 

Révélés en 1941, les effets de la testostérone sur la masse musculaire n’ont commencé à être connu du grand public que vers le milieu des années 1940, avec la publication en 1945 d’un ouvrage intitulé : « L’Hormone Mâle » (De Kruif).

 

 

Ce faisant, parce que beaucoup trop onéreuse à produire, et donc à acheter (NDA. 1 gramme de testostérone coûtait à l’époque l’équivalent de 850$ d’aujourd’hui), il faudra attendre la fin des années 1940 et la création de la société Syntex pour que la T de synthèse devienne accessible au grand public.

Les premières rapports attestant de l’usage de la T dans le cadre de la pratique du bodybuilding remontent à 1952 et concernent la côté Ouest des États-Unis.

 

 

C’est pourquoi, suivant la chronologie des faits, il est tout à fait légitime de spéculer qu’avant la fin des années 1940, tous les champions de culturisme n’avaient pas d’autres choix que celui d’être naturels. 

 

 

Or, en faisant la moyenne de leur Indice de Masse Sèche en forme de compétition, on obtient un chiffre. 25,4.

Cet indice est par conséquent posé par Kouri et.al comme limite musculaire MAXIMALE atteignable naturellement.

Vous noterez néanmoins que j’ai pris la liberté de l’arrondir à l’unité supérieure (26) afin d’être très généreux et prendre ainsi en considération l’évolution des méthodes d’entraînement et de récupération licites qui, contrairement au génome humain, ont progressé au cours des 70 dernières années.

La progression de ces méthodes pourrait en effet avoir engendrée une légère augmentation de l’IMS moyen des culturistes pros naturels de la nouvelle génération.

 

Vainqueurs des concours de Mr America de l'ère pré-stéroïdes

Image 3 — Quelques vainqueurs de la compétition Mr. America de l’ère pré-stéroïdes

 

Prenez en donc de la graine sceptiques de tous poils ! Observez entre autre à quel point le physique d’Eugène Sandow est massif et écorché !

Maintenant, jetez un oeil à la date de la prise de cette photographie … Oui, c’est bien ça : « 1890’s » !

Eugène Sandow a remporté la compétition du plus beau physique des États-Unis vers la fin du XIXème siècle, époque à laquelle la personne qui a eu la brillante (?) idée de synthétiser de la testostérone en laboratoire n’était probablement pas née !

 

MORALITÉ de l’histoire : IL EST POSSIBLE D’AVOIR UN BEAU PHYSIQUE NATURELLEMENT … jusqu’à un certain point !

 

 

Ceci étant dit, vous noterez qu’une majeure partie des culturistes pros actuels — voire des modèles de fitness — ont un Indice de Masse Sèche supérieur à 26 (!), qu’une bonne partie des culturistes en a un supérieur à 30 (!!) et qu’une frange non-négligeable des bodybuilders de la catégorie « poids lourds » en a carrément un supérieur à 40 (!!!) …  #AllNattyBro #AllnaTy #ZWatTheySay…  ô_Ô

 

IMS et IMS ajusté de quelques-uns des plus grands noms du Fitness et du Bodybuilding de l'ère post-stéroïdes — BODYSSIME.COM

 

Image 4 — Indices de masse sèche et de masse sèche ajusté de quelques-uns des plus grands noms de l’industrie du fitness et du bodybuilding de l’ère moderne (donc post-stéroïdes). 

 

Permettez-moi de clarifier d’emblée mon propos ici : bien que les plus utopistes d’entre vous n’en croiront pas un traître mot et qu’ils mettront ceci sur le dos d’un quelconque ressentiment de ma part ou de celle de ce site, le but de ces statistiques n’est pas de dénigrer ces athlètes, ni leur accomplissements et encore moins de porter un regard moralisateur sur ce qu’ils font ou ne font pas (« c̶’̶e̶s̶t̶ ̶b̶i̶i̶i̶i̶e̶n̶,̶ ̶c̶’̶e̶s̶t̶ ̶p̶a̶s̶ ̶b̶i̶e̶e̶e̶n̶ ̶!̶!̶!̶ » Car ÇA LES REGARDE ) ! 

 

Si ces chiffres plaident à l’évidence (dans certains cas) en faveur de la prise « d’adjuvants chimiques pas toujours très licites »— une prise parfois reconnue et déclarée, comme dans le cas d’Arnold —, ce ne sont pas ces « adjuvants » qui font ou ont fait d’eux des champions.

Bien qu’importante, n’oubliez jamais que les stéroïdes ne sont qu’une partie de l’équation pour gagner du muscle.

 

Le but de ce tableau est simplement de rester en phase avec la mission de cette trilogie laquelle est, comme je le ré-évoquerais plus bas, de vous aider à vous fixer des attentes réalistes eut égard de la prise de masse musculaire en prenant notamment pour exemple des personnes qui ont acquis leur physique naturellement Ou alors de faire le choix conscient de continuer à prendre ces messieurs pour modèles — ce qu’ils sont à d’autres égards par ailleurs — mais en sachant de quoi il en retourne derrière leurs physiques hors du commun et les discours policés et.. « pas toujours très honnêtes » qui les accompagnent … Á vous de choisir ! 

 

 

Six facteurs susceptibles d’influencer les limites de vos gains musculaires 

 

Bien entendu, si vous avez lu cette trilogie depuis le début, vous connaissez désormais la ritournelle : « les estimations que les quatre formules que nous venons de vous présenter vous donnent ne sont basées que sur des moyennes et des généralités. »

De nombreux facteurs tels que l’usage de produits dopants, votre niveau d’entraînement, l’âge auquel vous commencez à vous entraînez ou votre mémoire musculaire, sont également fortement susceptibles d’influencer votre potentiel de masse musculaire naturelle.

Puisque les quatre premiers de ces facteurs ont été abordés dans le premier et le second volet de cette série, nous aborderons donc ici les deux derniers, à savoir … :

 

 

Facteur # 5 : votre patrimoine génétique

 

bodytypesAvouez qu’avec la prise de stéroïdes, vous l’attendiez depuis le début de la série celui-ci, n’est-ce-pas ?

Et vous avez en partie eu raison de le faire puisqu’en effet, le patrimoine génétique dont vous héritez est un facteur susceptible d’influencer votre potentiel de croissance musculaire.

Il suffit de comparer un mésomorphe à la charpente naturellement découplée à un ectomorphe engoncé dans ses épaules pour s’en rendre compte : d’un point de vue musculaire, le premier sera très probablement avantagé tandis que le second devra lutter toute sa vie durant contre sa génétique désavantageuse.

 

 

La tombola génétique est, hélas, par définition un jeu inique avec lequel il faut savoir composer.

 

Cela dit, gardez-vous de penser que « composer avec » signifie « devoir se résigner » car vous vous méprendriez !

 

Ce n’est en effet certainement pas en accusant systématiquement les gènes de papa et de maman d’être à l’origine de votre physique amorphe (ou du reste) que celui-ci changera (et le reste aussi d’ailleurs).

 

 

Image 5 — Bien que les gènes
Image 5 — Bien que les gènes influencent la capacité d’un individu à prendre du muscle, ce potentiel est souvent un peu trop surestimé par des personnes qui, peut-être, cherche là « un alibi » pour justifier le fait qu’elles stagnent physiquement.

D’après moi, même si certains l’usent à tire-l’arigot pour justifier leur condition physique sous-optimale, le patrimoine génétique d’un individu (structure osseuse comprise) ne compte au maximum que pour 10% de sa capacité à prendre plus ou moins de muscle au cours de son existence. 

D’autres facteurs — tels que ceux évoqués dans les articles précédents — comptent pour autant, sinon plus.

Á ce titre, s’il en est d’ailleurs bien un, de facteur, qui conditionne dans une large mesure votre potentiel de croissance musculaire, c’est le dernier, à savoir :

 

 

Facteur #6 : la qualité de votre programme d’entraînement et de votre hygiène de vie (nutrition en tête de lice)

 

 

Aussi méso ou ecto soyez-vous, il n’existe — à l’exception des stéroïdes — aucun autre facteur plus susceptible d’affecter votre potentiel de croissance musculaire que la qualité de votre programme d’entraînement et de votre hygiène de vie ! 

 

 

Á moins d’avoir hérité des gènes de Superman et de Wonderwoman, si vous vous entraînez mal et mangez mal, vous obtiendrez des résultats inférieurs à ceux d’une personne dont l’héritage génétique est moins avantageux que le vôtre mais qui a su optimiser ces deux facteurs et préserver une bonne hygiène de vie.

 

 

Heureusement, à la différence des 5 facteurs évoqués précédemment, ce facteur est ENTIÈREMENT sous VOTRE contrôle !

 

Il s’agit en quelque sorte de la part de libre-arbitre dont vous avez aussi « hérité » (Et je n’aurais pas la prétention de dire de qui).

 

 

2395223Maintenant, si vous voulez vous faire une idée précise de ce que « bien s’entraîner » et « bien manger » signifient, je vous invite à lire les articles de notre série sur les 10 règles à respecter à la salle lorsque l’on est ectomorphe (Partie 1 et Partie 2), à potasser ceux de la série consacrée au 5 meilleurs exercices par groupe musculaire (Partie 1 : le Dos ; Partie 2 : les Bras ; Partie 3 : les Pecs ; Partie 4 : les Jambes ; Partie 5 : bientôt disponible) ou encore à lire toutes les publications de ce site, qui y sont en majeure partie consacrées.

 

Si vous souhaitez en revanche économiser votre temps mais dépenser un peu d’argent (ce qui, à terme, vous en fera économiser bien plus, je peux vous l’assurer), je vous invite à souscrire à l’une de nos formules de coaching, lesquelles sont, pour rappel :

 

1. Coaching Entraînement

2. Coaching Nutrition

3. Coaching Combiné (Entraînement + Nutrition)

4. Consultations Téléphoniques

 

Encore une fois, ici aussi, c’est à votre libre-arbirtre de choisir. …

 

 

Mot de la Fin : Pourquoi est-il important de se faire une idée réaliste des gains musculaires qu’il est possible de réaliser naturellement ?

 

Bien entendu, à la lecture de cette trilogie, nombreux sont celles et ceux d’entre vous qui seront soit déçu(e)s, soit frustré(e)s, soit pas d’accord avec les estimations avancées eut égard de la quantité de muscles et de la vitesse à laquelle il est possible d’en bâtir naturellement au cours de sa vie. 

Á défaut d’être exprimé(e)s, des réactions du type …

« Quoi ?! Huit ans pour prendre SEULEMENT vingt kilos de muscles : Are u kidding me ?! Le programme X promet d’en gagner 16 en trois semaines : ce type ne sait simplement pas de quoi il parle ! »

« Ça veut dire qu’au pic de ma forme physique, je ne ferais que le poids de ma taille en muscles ?! Pffff, ça vaut MÊME pas le coup d’essayer ! »

« C’ai du n’impaurte quoi ces stats ! J’é prit DOUZE kilos de muscle en TROIS mois ! DOUZES ! Si vs voulez ressembleé à un body-builder, arrété de pleurnichée ,entreinez-vous comme un dur à cuir, mangez un max, é vs verez que ces stats veule rien dires ! HARDCORE STYLE MOF@# ! » 

… devraient a priori fleurir dans l’esprit de nombre d’entre vous. 

 

Et ces réactions seront légitimes puisque c’est généralement l’effet que toute vérité engendre lorsque celle-ci vient balayer à grands coups d’arguments factuels un paradigme fondée sur des contre-vérités arrangées et arrangeantes qui, à force d’être inlassablement répétées, ont fini par se muer en certitudes absolues dans l’inconscient commun (ooouff !). 

 

Digressions abstraites de côté, permettez-moi d’être un tantinet plus concret en vous rappelant pour commencer que toutes les formules et modèles que je viens de vous proposer ici se basent sur l’expertise de coaches qui, collectivement, ont entraîné des MILLIERS de clients à travers le monde, allant de l’ecto’ pur à l’hygiène de vie déplorable au bodybuilder mésomorphe jusqu’au bout de la fibre (musculaire) qui vit, mange et dort bodybuilding

Ces modèles sont en outre corroborés par la science, comme en atteste la formule de Kouri et.al (pour ne citer qu’elle). 

 

Par conséquent : côté validité empirique ET théorique, ces modèles sont difficiles — pour ne pas dire impossible — à contester. 

 

Ceci ne répond néanmoins toujours pas à la question finale, laquelle est de savoir pourquoi il est, selon moi, important que vous vous fassiez à partir d’aujourd’hui une idée réaliste des limites du développement naturel de votre masse musculaire.

En substance, je pense qu’il y a trois TRÈS grands intérêts à cela :

 

Intérêt # 1 : Pour que vous ne vous laissiez plus berner par toutes ces publicités, produits et programmes mensongers qui vous laissent miroiter des perspectives IRRÉALISTES en matière de prise de masse musculaire.

 

Si l’on considère que ces pratiques frauduleuses concernent 90% des publicités, produits & programmes commercialisés aujourd’hui dans le monde (et je pèse mes mots), vous conviendrez que cet intérêt est susceptible de représenter POUR VOUS une économie de temps, d’énergie et d’argent considérables. 

 

Raison # 2 : Pour vous aider à vous fixer des attentes RÉALISTES qui vous permettront de vous fixer des objectifs RÉALISTES !

 

Voyez-vous, à l’heure où vous finirez de lire ces lignes, fort est à parier que nombre d’entre vous (hommes et femmes confondus d’ailleurs) continueront de croire qu’il est possible de prendre naturellement BEAUCOUP plus de muscles, BEAUCOUP plus vite que cela l’a été décrit dans cette trilogie.

Pour être honnête, que vous mettiez en doute l’objectivité des informations que je viens de vous présenter ou encore la crédibilité des modèles sur lesquelles elles se fondent ne me dérangent pas, personnellement.

 

En revanche, ce qui risque de VOUS déranger, VOUS PERSONNELLEMENT — et excusez-moi de vous le dire —, ce sont les conséquences que votre désir de rester accrocher à vos illusions risque d’engendrer dans votre vie, à la salle comme en dehors d’ailleurs.  

 

Chez les hommes en effet, ces attentes surréalistes vont engendrer un état d’impatience qui va se traduire concrètement par une manie totalement contre-productive : celle qui consiste à passer d’un programme ou d’un régime alimentaire inepte à un autre (probablement encore plus inepte) dans l’espoir de voir cette fameuse « Croissance Musculaire Supra-Révolutionnaire en SEULEMENT 12 Semaines ! » vantée par le dernier produit ou programme à la mode se concrétiser.

Fort malheureusement, à moins que ladite « Croissance Musculaire Supra-Révolutionnaire etc. » ne prévoit un passage par la case « chirurgie esthétique », je vous suggère de prendre votre mal en patience car à l’instar de l’Arlésienne, vous risquez de l’attendre encore longtemps !

De l’autre côté, chez les femmes, c’est le phénomène inverse qui va se produire.

Parce que surestimant TRÈS exagérément leur capacité à prendre du muscle, Mesdamoiselles feront tout pour éviter la musculation et les exercices susceptibles de les transformer en Schwarzeneguette ou de les rendre, en apparence, trop masculines (« Beeeuurrrk, je ne veux surtout pas ressembler à Schwarzzy, c’est trop mooooche ! » : Rassurez-vous, cela n’arrivera certainement pas en trois coups de cuillers à pot !).

Á la place, ces Mesdames préfèreront donc se contenter d’investir dans des programmes qui ne servent à rienjEx : « 50 Mouvements de Twerk Pour Tonifier son Fesseps ! » sinon à leur faire perdre leur temps, leur énergie et leur argent au profit de gourous et gourouïnes qui n’attendent intelligemment que cela. 

 

Raison # 3 : Pour vous aider à décompresser, ce qui vous permettra de mieux vivre dans votre peau et donc d’être mieux avec vous-même. 

 

Dès lors que vous aurez accepté ces limites naturelles (ou pas), une chose miraculeuse va en effet se produire : tout le stress inutile associé à la prise de masse musculaire du type …

… « Dois-je prendre 1,31 grammes de protéines par kilos de poids corporel ou 1,32 ?!« 

« Zut-flute-et-turlutte ! J’ai pris ma whey soixante-et-une(!) minutes après l’entraînement : mon workout est fichu ! AAAAAaaarrrggggghh !#LaissezMoiMePendreÁMonÉlastiiiiiique »

… « Dois-je faire des cycles de force et d’hypertrophie ou bien des cycles d’hypertrophie et de force ???« 

… s’évanouirakNDA. Ce qui, je l’espère, ne sera pas l’occasion pour que des excuses pour justifier le fait de ne plus aller à la salle ou mal manger s’y substituent. car vous aurez pris conscience d’une chose essentielle, laquelle est …   

 

… de rester concentrer sur l’essentiel justement, à savoir : bien vous entraîner, bien manger, bien vous supplémenter et bien récupérer, et ce, avec constance, sur la durée !

 

Les résultats viendront ainsi lentement mais sûrement, et ce, probablement jusqu’au jour où vous recroiserez la route d’un gars ou d’une pub qui vous convaincront qu’il est tout à fait possible de gagner beaucoup plus de muscles naturellement, beaucoup plus vite. 

Á ce moment là, petit conseil, posez-vous la question suivante : 

 

De cette pub, de ce type ou de l’article que je conclus enfin (!) à l’instant, lequel des trois défend la vérité la moins arrangeante pour lui-même ?

 

Croyez-en mon expérience : le découvrir aide généralement plutôt bien à se faire une idée de là où celle-ci se trouve …

 

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Pour un accès complet aux références de cet l'article, cliquez ici.

 

(1) Butt C. The WeighTrainer : Your Maximum Muscular Bodyweight and Measurements. Retrouvé le 6 juin 2015 sur < http://www.weightrainer.net/potential.html >

(2) Chin KY, Ima-Nirwana S. Sex steroids and bone health status in men. Int J Endocrinol. 2012 ; 2012 : 208719. Epub 2012 Oct 24.

(3) Chumlea WC, Wisemandle W, Guo SS, Siervogel RM. Relations between frame size and body composition and bone mineral status. Am J Clin Nutr. Juin 2002 ; 75(6) : 1012-6.

(4) Helms E. What can be achieved as a natural bodybuilder ? Retrouvé le 6 juin 2015 sur <http://www.alanaragonblog.com/wp-content/uploads/2014/11/Aug-2014-AARR-Eric-Helms-Article.pdf >

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