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Publié par le Déc 6, 2016 |

Transformez vos habitudes alimentaires en quatre étapes !

Transformez vos habitudes alimentaires en quatre étapes !




Si vous avez déjà été suivi par un nutritionniste ou un coach spécialisé en nutrition, fort est à parier que vous ayez eu, à un moment ou un autre, droit à un plan alimentaire qui ressemblait à ceci :

 

 

8:00 — Petit-déjeuner

 

2 œufs bio, cuits dans une poêle anti-adhésive

150 grammes de flocons d’avoine

200 grammes de fromages blanc à 0% de matière grasse, sans sucre ajouté

1 verre de jus d’orange, pressé main, sans ajout de sucre

 

10:30 — Collation de la matinée

 

1 pomme

3 noix de Grenoble

 

12:30 — Déjeuner

 

1 filet de poulet, cuit dans une noisette d’huile de coco

200 grammes de riz sauvage, …

.

.

.

etc.

 

 

Et c’est normal puisque il s’agit de l’approche classique !

 

 

nutritionniste-cabinet-plan-alimentaire-bodyssime-comUn professionnel vous reçoit dans son cabinet, passe en revue vos analyses, prend connaissance de vos objectifs, de vos préférences et de vos tolérances alimentaires et sur la base de ces éléments-ci, vous remet une feuille de route contenant des directives nutritionnelles claires et précises pour vous aider à atteindre la silhouette, la santé et/ou le niveau de performances que vous désirez obtenir : autrement dit, il ou elle vous remet un plan alimentaire.

Ce faisant, bien qu’il s’agisse de la « procédure standard », cette approche n’est pas nécessairement des plus optimales car comme je l’ai expliqué dans ce premier volet :

 

 

 

Si les plans alimentaires produisent des résultats rapides, en règle générale, ceux-ci

sont rarement durables  !

 

 

De fait, pour la majorité des individus, les plans alimentaires constituent une solution temporaire à un problème permanent — celui des mauvaises habitudes alimentaires qui sous-tendent leur(s) problème(s) de santé et/ou de poids — soit une réponse nécessairement inadéquate.

 

Or, comme il en va pour l’acquisition de nouvelles habitudes de pensées, l’acquisition de nouvelles habitudes alimentaires ne peut se faire en deux coups de cuiller à pot. C’est un processus complexe qui, en tant que tel, prend du temps, beaucoup de temps même.

 

 

 

Habitudes alimentaires & psychologie du changement 

 

 

Pour schématiser, il existe deux grands types de transitions vers de nouvelles habitudes alimentaires — et plus généralement, vers de nouvelles habitudes de vie :

 

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1. Les transitions radicales ; et 

 

2. les transitions progressives.

 

 

Les transitions radicales produisent les résultats les plus rapides — ce que la majorité d’entre vous recherchent. Ceci étant, elles sont difficiles à soutenir et surtout, leurs résultats difficiles à conserver dans la durée.

Les transitions progressives produisent des résultats moins rapides ; cependant, elles sont beaucoup plus tenables et garantissent des résultats beaucoup plus solides. Pourquoi ?

 

 

Car il est tout bonnement plus facile de consolider un changement dont les fondations ont été

patiemment échafaudées. C’est ce que la psychologie du changement nous enseigne.

 

 

 

 

 

Or, quoi de mieux qu’une nouvelle habitude pour consolider un changement dont on souhaite que les résultats

perdurent ?

 

 

lhabitude-est-le-ciment-du-changement-bodyssime-com

 

 

Nos habitudes ... ou le pilote automatique de nos comportements

 

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Dans leur ouvrage « Switch, osez le changement », les experts Dan et Chip Heath révèlent en ce

sens que les meilleurs changements sont ceux qui se fondent sur l’acquisition de

nouvelles habitudes.

 

Parce qu’elles pilotent automatiquement nos comportements, nos habitudes nous évitent en

effet d’avoir à trop réfléchir à ce que nous allons et devons faire, facteur majeur de résistance

au changement selon les deux auteurs.

 

En créant un climat sécurisant qui s’auto-renforce de lui-même, elles permettent en sus de

désamorcer les peurs de l’inconnu et de l’échec qui, dans bien des cas, nous inhibent et nous

empêchent d’agir.  

 

 

 

Et il en va de même de vos habitudes alimentaires qui, dans une très large mesure, « produisent » et « entretiennent » le physique et la santé que vous avez. 

 

Comme je le dis souvent à mes clients :

 

 

Or, comme vous l’avez peut-être déjà réalisé par vous-même, changer d’habitudes n’est pas chose facile. 

C’est pourquoi, plutôt que de le voir comme un défi insurmontable, je vous propose de changer de métaphore mentale et d’imaginer que c’est un jeu.

Imaginez-le un instant.

Ceci fait, posez-vous la question suivante :

 

 

 

Comment pourriez-vous faire en sorte d’améliorer vos habitudes alimentaires chaque

fois que l’occasion le permet ?

 

 

 

Par exemple, quand vos choix alimentaires sont limités (comme quand vous voyagez ou que vous êtes en repas d’affaires), comment pourriez-vous faire en sorte de faire le meilleur repas possible à ce moment là, sans nécessairement chercher à être parfait(e) ?

Si vous êtes disposé(e) à voir les choses sous cet angle, je vous invite alors à faire une deuxième chose importante qui est de ne plus voir les aliments de façon manichéenne (les bons vs. les mauvais aliments) mais plutôt comme un spectre de bons et moins bons choix possibles en fonction des circonstances du moment.

 

 

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Prenons un exemple concret en transformant votre petit-déjeuner,

votre déjeuner et votre dîner !

 

 

Le plus parlant à ce stade serait de prendre un exemple pour voir comment concrètement s’y prendre. Par conséquent :

 

 

Transformons votre petit-déjeuner !

 

Étape #1

 

Chaque matin, c’est le rush.

Entre les enfants à lever et à habiller, les sacs à dos à remplir et cette satanée clé de voiture qui s’est encore volatilisée, vous avez en effet à peine le temps de vous maquiller !

Alors une fois les enfants déposés à l’école, vous stationnez en deuxième file devant l’une de ces chaines de salon de café franchisée pour y acheter, vite fait, bien fait, un croissant (pas des plus fameux) et un café latté copieusement sucré (ledit ayant pour mission de compenser la fadeur du premier).

Vu que vous êtes déjà super en retard — « comme d’hab’ » —, pas question de les consommer sur place : vous allez les engloutir, en deux-deux, sur le chemin du travail !

Bien entendu, deux heures plus tard, vers 10-11 heures, alors que vous êtes en train de plancher sur un dossier méga-urgent, votre estomac vous rappelle à l’ordre : il gargouille sévère et vous commencez à ressentir une faim impériale !

Rooooooooaaarr … le monstre stomacal vient de rugir de vos entrailles !

 

À ce stade, votre mission doit être d’essayer d’améliorer légèrement votre petit-déjeuner en partant de ce que vous faites et semblez apprécier.

 

croissant-starbuck-cafe-bodyssime-com

 

 

Étape #2

 

Ce matin, vous vous êtes levée une demi-heure plus tôt afin de pouvoir vous doucher et vous préparer en toute tranquillité.

Lorsque les petits sont levés, le petit-déjeuner est d’ailleurs d’ores et déjà servi sur la table basse du salon.

Étant donné que vous avez 5-6 minutes devant vous, vous décidez que vous allez prendre votre petit-déj’ en même temps qu’eux le leur.

Devant le plan de travail de la cuisine, vous dégustez un sachet de biscuits au blé complet auxquels vous faites faire trempette dans votre tasse de café à peine sucrée (un sucre seulement). Une fois avalés, vous vous servez un grand verre de jus d’orange (sans sucre ajouté) car vous savez qu’il est important de consommer de la vitamine C au petit-déjeuner.

Bien entendu, étant donné que la journée s’annonce chargée, vous avez englouti votre petit-déjeuner en lisant quelques e-mails du travail et en consultant la météo du jour sur votre smartphone. Ainsi, vous avez déjà une idée claire de la façon dont les enfants vont devoir s’habiller.

 

Malgré de nécessaires corrections, il y a du progrès ! Pour preuve, votre fringale habituelle de fin de matinée a sensiblement disparu. Continuez ainsi !

 

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Étape #3 

 

Il est 06h45.

Le soleil est encore endormi mais vous, en revanche, êtes parfaitement réveillée !

Vous avez pris le soin d’éteindre votre tablette deux heures avant de vous coucher hier soir car vous avez appris que le rétro-éclairage des écrans a tendance à retarder l’endormissement.

Lorsque les enfants se lèvent à 07h25, le petit-déjeuner est déjà servi, ce qui inclut le vôtre.

Vous avez finalement remplacé vos biscuits au blé complet par deux tartines de pain complet légèrement beurrées. Pour vous assurer d’un apport en protéines de qualité, vous avez pris l’habitude depuis quelque temps de manger un bol de fromage blanc non allégé chaque matin que vous agrémentez d’une poignée de baies et d’amandes effilées (vous variez les fruits et oléagineux en fonction de ceux dont vous disposez) : non seulement cela donne-t-il très bon goût à votre fromage blanc mais en plus, cela vous permet-il de faire le plein de vitamines et d’antioxydants pour la matinée !

Quant à votre café, vous avez finalement décidé de remplacer votre dosette habituelle de sucre par de la stévia. Ça n’a pas tout à fait le même goût mais cet arrière-goût réglissé n’est pas sans vous déplaire … d’autant qu’il se marie très bien avec vos tartines de pain beurrées.

Mieux encore : vous ne prenez plus votre petit-déjeuner debout mais désormais assise. Vous le faites en regardant avec vos enfants les dessins animés à la télé — moment de détente provisoire avant le début d’une journée qui s’annonce chargée. …

 

Excellents progrès ! Vos efforts ont d’ailleurs commencé à payer : depuis un mois que vous avez adopté cette nouvelle habitude, vous avez en effet perdu près d’un kilo sur la balance, et ce, sans rien changer d’autres à vos habitudes à table ! Cela vous booste à continuer sur cette voie ! 

 

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Étape #4

 

Confortée par les progrès que vous avez réalisés, vous décidez qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure. Et aussitôt dit, aussitôt fait.

Dorénavant :

 

Deux tartines de pain intégral sont venues remplacer vos tranches de pain de mie d’avant.

• Vous dégustez ces tartines légèrement grillées, en accompagnement de votre frittata d’oeufs aux légumes (que vous avez pris le soin de la préparer à l’avance, ce dimanche, afin de n’avoir plus qu’à la faire cuire à la poêle, chaque matin, au moment du petit-déjeuner).

• En remplacement du fromage blanc entier, vous avez opté pour un yaourt fermenté préparé maison : c’est un excellent probiotique naturel et depuis que vous le prenez, vous avez remarqué que vos problèmes de ballonnements matinaux ont totalement disparu !

• Un petit bol de mûres et de framboises — achetées au marché local du coin — apporte de la couleur et de la vitalité à votre petit-déjeuner en couvrant allègrement vos apports en antioxydants et en vitamine C.

• Vous avez finalement remplacé votre sacro-saint café par du thé vert, que vous choisissez quelques fois aromatisé au gingembre histoire de changer.

 

Et dernier détail : vous prenez désormais le temps de savourer votre petit-déjeuner, en toute quiétude, sous la véranda de la cuisine en vous laissant baigner par les rayons du soleil levant … (snif)

 

À ce stade, il n’y a plus grand chose à améliorer : votre petit-déjeuner vous pourvoit tout ce dont vous avez besoin pour être opérationnelle durant la matinée ! D’ailleurs, vos niveaux d’énergie ont nettement augmenté, si bien que cela s’est traduit par une amélioration notable (et notée !) de votre rendement au travail. Super !

 

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Pour voir comment transformer votre déjeuner et votre dîner, cliquez ici.

 

Transformons votre déjeuner !

 

Étape #1

 

12h57.

Vous n’avez qu’une demie-heure pour déjeuner car votre boss vient de programmer une réunion pour 13h30 pétantes.

Bon, pas le temps d’ergoter : ce mardi, ce sera fast-food ! C’est ce qu’il y a de plus rapide.

Arrivé sur place après quatre-cinq minutes de marche, vous passez la commande suivante :

 

1 Gros Mac™ ;

1 Koka™ (500 ml) ;

1 grande frite avec supplément ketchup ;

1 Mac Fluffy au Tik-Tak™. (toute ressemblance avec des produits existants est purement fortuite)

 

Vous patientez quelques instants puis récupérez votre commande.

Étant donné qu’il est déjà 13h14, vous décidez de commencer à manger vos frites sur le chemin du travail. Vous vous mettez même à boire quelques gorgées de Koka en marchant car vous avez hyper-soif mais là, l’immanquable se produit : le couvercle de votre soda lâche et du liquide gicle d’un coup sur votre chemise ! — MMMMMMMMEeeeeee..iiiiiiinnnnnnccceee !

Vous accélérez le pas jusqu’au boulot.

Une fois arrivé devant les locaux de votre boite, vous grimpez quatre-à-quatre les escaliers puis courrez dans la salle de bain pour nettoyer votre chemise, votre sac de « nourriture » désormais mixée à la main. Il est 13h26. Il ne vous reste plus que quatre minutes pour manger.

C’est alors que digne d’un excavateur affamé, vous vous isolez dans les toilettes où vous engouffrez pêle-mêle le sandwich, les frites et le Mc Fluffy qui a commencé à fondre et que vous ne pourrez de toute manière jamais finir car il est 13h32 et que vous devez y aller, ce que vous faites presque aussitôt en vous débarrassant de l’infâme paquetage dans la poubelle du couloir.

Il est 13h42, vous êtes assis depuis huit minutes dans le bureau de réunion, votre patron ne s’est toujours pas manifesté mais votre estomac, lui en revanche, vient de commencer. Gllllglllllglllgllgllll …

Aïe-aïe : ces borborygmes sont mauvais signe : ils annoncent sans aucun doute le début de la symphonie des aigreurs !

 

À ce stade, vos deux priorités devraient être : 1. de ralentir la cadence quand vous mangez et 2. de faire de meilleurs choix alimentaires. Nous allons voir comment, dans les exactes mêmes circonstances, vous allez pouvoir réussir cet « exploit » ;-)

 

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Étape #2

 

13h10.

Vous venez de recevoir un e-mail de la part de votre patron dans lequel ce dernier vous enjoint de lui déposer un dossier urgent sur le bureau avant 14h.

Calcul fait : vous n’allez avoir que trente minutes pour manger, grand max.

Vous quittez le bureau aussitôt.

Étant donné la proximité, vous choisissez d’aller prendre quelque chose au Mac Dow du coin : même si vous n’aimez pas trop y manger, force est d’admettre que c’est là que le service est le plus rapide. C’est donc là que vous irez déjeuner.

Après quelques minutes de queue, vous vous présentez devant la caissière et passez la commande suivante :

 

• Une salade fraîcheur (avec sauce au yaourt pour l’assaisonnement) ;

• Un menu Mac Wraper au poulet, avec Koka Zéro™ et patatoes en compléments (que vous dégusterez avec de la simple moutarde) ;

• Un café sans sucre comme dessert, afin de vous donner un petit coup de fouet (vous avez une barre de céréales au bureau : au pire, vous la mangerez si vous avez envie d’un truc sucré).

 

Vous choisissez de consommer le tout sur place. Ceci vous laissera ainsi le temps de consulter les deux e-mails que votre patron et votre collaborateur viennent de vous envoyer… et peut-être même d’en griller une avant de devoir repartir au charbon.

 

Bravo, très bon départ ! Vous pouvez voir à travers cet exemple comment dans les exactes mêmes circonstances et à l’exact même endroit, il est possible faire de bien meilleurs choix alimentaires ! 

 

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Étape #3

 

Votre supérieur est un spécialiste des requêtes de dernière minute.

À chaque fois, il vous fait le même coup : aujourd’hui encore, il vous a envoyé une missive électronique à midi trente pour vous exiger de lui préparer un dossier urgent pour quatorze heures. Une fois n’est pas coutume, ceci signifie donc que votre pause déjeuner sera amputée d’une bonne grosse heure !

Mais maintenant, vous êtes paré : vous appelez votre ami Marc du bistrot d’en face pour lui faire part de votre problème (Marc connaît bien vos déboires avec votre patron) et lui dire de vous préparer votre « spécial ».

Lorsque vous arrivez sur place une dizaine de minutes plus tard, vous trouvez votre « spécial » servi sur le comptoir, à vous attendre. Au menu aujourd’hui, il y a :

 

• Une belle assiette de salade au saumon riche en légumes de saison ;

• Un récipient contenant votre sauce vinaigrette spéciale (faites à base d’ail, de crème légère et d’un peu d’huile d’olive) ;

• Un verre de gris, du Pinot d’Alsace  celui que vous préférez ;

• Un demi pain complet, coupé en tranches ;

• En guise de « sortie », un petit plateau de fromages comprenant une portion de chèvre et de mozzarelle.

 

Bien entendu, parce que vous êtes pressé, vous n’allez pas trop traîner … ceci dit, cela ne devrait pas vous empêcher de faire part à Marc de vos déboires entre deux bouchées !

 

Bravo : vous avez fait un très bon repas ! Sur le chemin du retour au bureau, vous vous octroyez même le luxe d’un bain de soleil de quelques minutes : c’est si rare de pouvoir le faire en plein mois de décembre ! Quant à la requête de votre supérieur, elle attendra … Hé, après tout, c’est VOTRE temps de pause là, donc qu’on vous fiche la paix !

 

etape-3-dejeuner

 

 

Étape #4

 

Vous vous en doutiez.

C’est même devenu la règle plutôt que l’exception censée la confirmer : encore une fois, votre patron vous demande de lui boucler un rapport urgent pour son retour de pause déjeuner !

Très bien, c’est décidé : tout à l’heure, vous allez avoir une discussion sérieuse au sujet de ces requêtes de dernières minutes qui ne sont pas sans vous agacer !

Mais en attendant, vous devez déjeuner.

Et vous avez prévu le coup en amenant votre déjeuner avec vous au bureau dans une lunchbox très tendance que vous avez déniché sur Amazone. Depuis que vous avez pris l’habitude d’amener votre déjeuner, vous avez d’ailleurs remarqué que vous pouviez le prendre en toute tranquillité, à votre aise, et même vous octroyer le luxe d’une pause-détente de quelques minutes avant de reprendre journée.

Au menu ce midi, il y a :

 

Méli-mélo de brocoli-choux fleurs cuits à la vapeur (que vous allez manger accompagnés d’une sauce au vinaigre balsamique) ;

• De la purée de patates douces ;

• Quelques tranches de filet de poulet mariné ;

1 yaourt au bifidus actif à la vanille et aux flocons d’avoine ;

• Et une gourde d’eau gazeuse richement minéralisée, bien fraîche, en guise de boisson.

 

Vous avez choisi d’aller déguster votre déjeuner à votre spot habituel, sur la terrasse du huitième.

Inondée de soleil — quand il y en a (ce qui est le cas aujourd’hui) — et située en face du parc Montsoleil, c’est l’endroit idéal pour manger et se détendre, ce que vous aimez généralement faire seul ou à la rigueur en compagnie de votre collègue, Paul.

Lorsque vous avez fini de déjeuner, il vous reste même une dizaine de minutes pour faire un somme. Vous sortez votre casque, le vissez sur vos deux oreilles, enclenchez votre playlist zen et partez pour un solo de contre-ut des nazzzzzzz … aux.

 

Vous vous sentez si frais et léger après cette pause déjeuner que vous avez quasiment l’impression qu’une deuxième journée commence ! Vous avez d’ailleurs remarqué que grâce à cela, vous étiez beaucoup plus productif durant l’après-midi, ce qui vous permet ainsi de quitter le boulot plus tôt, vous laissant plus de temps pour vos loisirs nocturnes. Tout bénéf’ !

 

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Transformons votre dîner !

 

Étape #1 

 

Vous ouvrez machinalement le frigo.

Comme d’habitude, hormis un vieux morceau de melon cantaloup qui tire la grimace à votre bol de céréales non-fini d’avant-hier, il n’y a rien à manger. Nada. Niet. Walou. NO-TINGUE !

Vous vous grattez le bout du nombril en vous demandant ce que vous allez bien pouvoir manger et c’est alors qu’en vous retournant sur la gauche, vous apercevez la pointe d’un dépliant commercial qui dépasse du dessous de la commode d’entrée.

Vous vous baissez difficilement pour le saisir et constatez qu’il s’agit d’un prospectus pour service de livraison de pizzas à domicile, ouvert H-24. Nickel : c’est pile ce qu’il vous fallait pour ce soir !

Vous appelez au numéro indiqué et passez la commande suivante :

 

6 Chicken Wings à la sauce BBQ (pour l’entrée) ;

1 menu MAXI avec Pizza riche à la pâte épaisse avec 1 patatoes (et la sauce qui va avec) et 1 Pesspi™ (pour le plat de résistance) ;

1 pot de 500 ml de Hadgene Tazs au Chocolat Belge pour le dessert (toute ressemblance avec des produits existants est purement fortuite).

 

Après trente interminables minutes d’attente, le livreur dépose la commande à votre domicile : vous allez ENFIN pouvoir manger !

Sans vous échiner à aller chercher des ustensiles de cuisine, vous déballez vite fait, mal fait, toute la commande sur la table du salon puis vous replongez aussi sec dans le canapé que vous veniez de quitter. Ce soir, ce sont les World Series à la télé et hors de question d’en rater une miette !

Absorbé par le match, vous ne réalisez même pas la vitesse à laquelle vous mangez : en à peine dix minutes chrono, votre repas est en effet fini — dessert compris. La peau de votre ventre va éclater !

 

Aouch : malbouffe 1 — vous 0 ! Voyons comment vous devriez vous y prendre pour que dans le même contexte — c’est-à-dire alors que vous êtes seul, un soir, à la maison et qu’il n’y a rien dans le frigidaire — vous puissiez faire un repas un tantinet meilleur que celui-ci …

 

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Étape #2

 

Parce que vous n’aviez rien dans le frigo, vous avez commandé japonais.

Une fois la commande reçue, vous la disposez dans des assiettes sur la table. Au menu ce soir, il y a :

 

6 yakitoris (brochettes) dont 2 aux légumes, 1 au poulet et au fromage, 1 au bœuf et 2 au porc ;

1 bol de riz à la sauce teriyaki et 1 bol de petits pois en cosse ;

1 canette de bière japonaise, Assahi ; 

• et 1 cheesecake au citron qui vous donnait trop envie.

 

Absorbé par le programme à la télé, vous engloutissez le tout sans vous rendre compte qu’en moins de quinze minutes, vous avez déjà tout fini.

Surprenant car à l’origine, il vous semblait que vous n’aviez pas très faim …

 

Beaucoup mieux ! Cela dit, notez à quel point il peut être « traître » de manger devant la télé. De plus, bien que vos choix alimentaires aient été bien meilleurs que dans le premier cas, des progrès peuvent encore être réalisés. C’est ce que nous allons voir dans l’étape ci-dessous. 

 

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Étape #3

 

Il n’y a rien dans le frigo : vous avez donc commandé japonais.

Mais à la différence de la commande de la dernière fois, voici celle que vous avez passé cette fois-ci :

 

1 bol de soupe miso ;

6 makis au saumon et à l’avocat ;

• 6 yakitoris dont 2 au bœuf, 2 au poulet et 1 au poulet fromage ;

1 canette d’eau de coco ;

1 bol de mangue fraîche pour le dessert.

 

Pas très habitué à manger avec des baguettes, vous décidez tout de même de le tenter « à la japonaise » : cela aura au moins le mérite de ralentir la cadence de vos bouchées !

 

Félicitations pour vos progrès ! Vous venez d’effectuer un repas complet, à la fois riche en protéines, en bonnes graisses, en fibres et en glucides de qualité ! Sur le plan diététique, vous faites quasiment un sans faute, le seul aspect « perfectible » désormais étant ce qui se passe avant que vous ne passiez à table. 

 

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Étape #4

 

Votre frigo et votre congélateur sont bien remplis : vous avez fait vos courses pour la semaine avec votre femme ce dimanche. Il ne vous reste donc plus qu’à déterminer ce que vous allez manger ce soir.

Étant donné que vous vous voudriez vous offrir une « fleur » en dessert — ces deux magnifiques tartes à la fraise et à la chantilly que vous avez acheté, ensemble, à la pâtisserie tout à l’heure —, voici le menu que vous avez décidé de vous concocter pour le dîner :

 

• En entrée, ce sera potage de légumes verts (vous n’avez pas totalement passé le potage à la moulinette car vous aimez bien quand il reste de petits grumeaux dans la soupe) ;

• En plat de résistance, darne de saumon au citron vert et aux olives agrémentée de brocolis légèrement beurrés et d’une portion de riz sauvage ;

• En accompagnement, une tranche de pain multi-céréales (que votre femme a préparé elle-même, ce matin, dans la machine à pain) ;

• En boisson, un à deux verre(s) maximum de Beaujolais nouveau ;

• Et en dessert, la fameuse tarte à la fraise et à la crème qui vous faisait tant saliver !

 

Installé confortablement dans la salle à manger, vous partagez ce beau repas avec votre femme en vous racontant mutuellement votre journée. Vous le savourez d’autant plus que vous savez que le meilleur est pour la faim.

Lorsqu’arrive le « cérémonial » de la tarte à la fraise, vous prenez le temps d’en savourer chaque bouchée : c’est si bon de prendre le temps d’apprécier ce que l’on aime ! Vous en arrivez d’ailleurs à la conclusion qu’il vaut mieux se faire plaisir de temps à autres que tout le temps car ainsi, l’on finit par réellement plus apprécier ce que l’on aime …

 

Maitre en nutrition que vous êtes passé. Rien à y redire : bravo !

 

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++++

 

 

Comme vous pouvez le voir à travers ces exemples …

 

 

… transformer vos habitudes alimentaires n’exige pas de vous que

vous soyez « parfait(e) » 24/7 !

 

 

En effet, si vous jugez que vous en êtes à l’étape 1, alors la meilleure chose à faire à ce stade serait de viser l’étape 2. Ou l’étape intermédiaire — disons 1,5.

passer-dune-etape-a-une-autre-petit-dejeuner-1-2-bodyssime-comSi vous en êtes à l’étape 2, alors vous pourriez essayer d’atteindre l’étape 3.

Et si vous en êtes déjà à l’étape 3 pour la majorité des repas, alors, il n’est peut-être pas nécessaire de chercher à aller plus loin : de fait, vous vous en sortez déjà bien mieux que la majorité des personnes !

Sachez à cet égard que :

 

 

Vous n’avez pas nécessairement besoin d’en être à l’étape 4 pour

obtenir de bons résultats : le seul fait de passer de l’étape 1 à 2 peut (et va) se

traduire par de réels progrès !

 

 

Vous n’êtes pas non plus obligé d’être à l’étape 3 ou 4 à chaque repas pour obtenir de bons résultats.

Vous pouvez par exemple très bien en être à l’étape 4 lorsque les circonstances le permettent — comme les dimanches et lundis soirs par exemple — et n’en être qu’à l’étape 1, 2 ou 3 lorsqu’elles ne le permettent pas — comme ce peut être le cas durant la plupart des repas de la semaine. Et c’est OK !

Comprenez qu’ici, il n’y a pas de « bien » ou de « mauvais ». Il y a du « moins bien », du « mieux », du « beaucoup mieux » et du « meilleur ».

 

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Comme je l’ai dit et répété, votre capacité à progresser vous est propre et dépend :

 

1. De VOS objectifs,

2. Du temps que VOUS VOUS allouez pour les atteindre, et

3. Des sacrifices et efforts auxquels VOUS ET VOUS SEUL(E) être prêt(e) à consentir.

 

 

Or, cela, rien, ni personne ne peut — ni ne doit — le définir pour vous !

 

 

Pour en revenir aux plans alimentaires et aux « régimes », leur problème majeur est qu’ils vous

dictent un « rythme de croisière » uniforme et rapide qui peut ne pas vous correspondre sans compter

que leurs prescriptions rigides et figées font totalement fi des aléas de la vie, de VOTRE vie !

 

 

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Vous serez d’ailleurs peut-être surpris d’apprendre que les personnes en bonne santé qui possèdent une excellente condition physique n’ont pas besoin d’un plan alimentaire ou de quelqu’un pour leur dire ce qu’ils ou elles doivent manger en permanence.

Fortes des connaissances qu’elles ont souvent acquises par elles-mêmes — incluant la connaissance d’elles-mêmes et du fonctionnement de leur propre corps, ces personnes là font tout simplement attention à leur équilibre alimentaire global.

Elles savent aussi que :

 

 

 

Être en forme et en bonne santé n’exige pas non plus d’être parfait 24/7 !

Cela exige de faire du mieux que l’on peut avec ce que l’on a.

 

 

la-mesure-de-ce-que-nous-sommes-cest-ce-que-lon-fait-avec-ce-que-lon-a-bodyssime-com

 

 

Que faire si vous suivez un plan alimentaire

 

 

Inutile d’en aller au point de jeter votre plan alimentaire si vous en suivez un. Ce n’est pas le propos de l’article.

Car permettez-moi d’insister :

 

 

Dans de nombreux cas de figure, suivre un plan alimentaire peut

s’avérer efficace. 

 

 

 

Ce peut notamment être le cas si vous voulez :

 

• … perdre ou prendre quelques kilos avant une compétition  ;

• … normaliser vos taux de cholestérol ou votre glycémie avant une prise de sang ou une opération chirurgicale ;

• … vous assurer, durant la grossesse, que le fœtus reçoit tous les macro- et micronutriments dont il a besoin pour se développer de façon optimale ;

• … booster votre prise de masse musculaire ou développer une performance athlétique spécifique.

 

Ceci dit, si vous suivez un plan alimentaire, alors tâchez de garder en tête les points suivants :

 

 

1. Votre plan alimentaire doit demeurer temporaire

 

Les plans alimentaires sont des régimes personnalisés à échéance. À la base, ils sont conçus pour vous aider à atteindre un objectif à court — voire moyen — terme, mais pas plus.

Parce qu’ils visent un objectif spécifique, les plan alimentaire possèdent donc, par définition, une date butoir contrairement à de meilleures habitudes alimentaires qui, elles, sont à adopter … à vie !

 

 

2. Votre plan alimentaire doit plus s’adapter à votre vie que l’inverse

 

Faites en sorte que votre plan alimentaire s’intègre dans votre vie et non que cette dernière « se désintègre » du fait de votre plan alimentaire.

Image à la une — FB — Comment mieux manger vous amène-t-il à moins manger

Si vous êtes parent, étudiant, et/ou que vous avez un emploi — en clair, que vous êtes quelqu’un d’actif dans la « vraie » vie —, gardez en tête que c’est normal si la plupart de vos repas tombent quelque part entre les étapes 1 et 3.

Essayez tout simplement de faire au mieux pour améliorer la qualité de vos repas chaque fois que les circonstances le permettent.

 

 

3. Votre plan alimentaire doit vous faire vous sentir mieux, pas moins bien

 

Si votre plan alimentaire, vous fait vous sentir :

 

regime-se-sentir-mal-bodyssime-com• Affamé(e) et/ou fatigué(e) ;

• Débordé(e), stressé(e), anxieux(e) ;

• Seul(e), marginalisé(e), à l’écart ;

• Toujours coupable à propos de ce que vous venez de manger …

 

… et qu’il vous pousse :

 

• … à ne plus partager de repas, ou presque, avec vos proches (et donc, à fortement limiter votre vie sociale) ;

• … à supprimer totalement certaines catégories d’aliments ou aliments que vous adorez ;

• … à devenir obsédé(e) à propos de ce que vous allez manger ou venez de manger ;

• … à ne plus prendre aucun plaisir à table ;

 

… alors peut-être que vous devriez envisager d’adopter une nouvelle approche.

 

 

Et ça tombe bien puisque c’est cette nouvelle approche que je vous propose de découvrir

dans ce dernier volet — très prochainement disponible sur Bodyssime : 

 

 

reeducation-alimentaire-un-guide-pratique-pour-reussir-a-mieux-manger-bodyssime-com

 

 

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Pour un accès complet aux références de cet l'article, cliquez ici.

 

Cet article et l’approche transformationnelle qu’il présente se basent sur le travail et l’approche de Precision Nutrition que vous pouvez retrouver ici : meal plans usually suck.

 

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